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Quels sont les quartiers à éviter à Aubervilliers ?

Adrien Barbier
Adrien Barbier
septembre 9, 2026 5 min
Rue urbaine defavorisee avec immeubles delabres et passages sombres

Aubervilliers attire de plus en plus d’habitants et d’investisseurs pour son accessibilité et son dynamisme, à quelques minutes de Paris. Mais comme dans toute commune du 93300, certains secteurs concentrent davantage de précarité, de nuisances et d’insécurité que d’autres, un constat similaire à ce que révèle notre analyse des quartiers à éviter à Asnières-sur-Seine. Voici les quartiers à surveiller avant de s’installer ou d’investir, et les alternatives plus tranquilles à envisager (comme évoqué aussi dans notre article sur les quartiers à éviter à Nancy et leurs raisons).

Les principaux quartiers à éviter à Aubervilliers

Trois zones reviennent régulièrement lorsqu’on évoque les quartiers sensibles d’Aubervilliers : La Villette-Quatre-Chemins, La Maladrerie-Émile Dubois et Le Landy. Ce ne sont pas des zones à fuir totalement, mais des secteurs où le cadre de vie reste plus difficile qu’ailleurs dans la ville.

La Villette – Quatre-Chemins

Ce secteur, à la frontière avec Paris et Pantin, fait partie des zones prioritaires de la politique de la ville. Le taux de criminalité y est plus élevé que la moyenne communale, avec des points de vente à ciel ouvert signalés régulièrement par les riverains. Les statistiques de sécurité de la préfecture placent ce quartier parmi les plus surveillés du secteur.

Comparatif des quartiers
Quartier Points de vigilance Niveau Alternative
La Villette – Quatre-Chemins
  • trafics de stupéfiants
  • insécurité de nuit
  • occupation de l&rsquo
  • espace public
⚠️ Élevé Centre-ville
La Maladrerie – Émile Dubois
  • dégradation du bâti
  • tensions sociales
  • sentiment d&rsquo
  • insécurité
⚡ Modéré Victor Hugo-Canal
Le Landy
  • nuisances liées aux infrastructures
  • précarité
  • manque d&rsquo
  • entretien des espaces communs
⚡ Modéré Landy-Marcreux
Sécurité à Aubervilliers

Les statistiques détaillées de délinquance ne sont pas disponibles pour cette commune dans la base officielle du SSMSI.

Cela concerne souvent les communes de petite taille : pour préserver le secret statistique, les données ne sont diffusées que lorsqu'un nombre suffisant de faits est enregistré sur plusieurs années.

La densité de population, combinée à un habitat parfois vétuste, accentue les tensions sociales. Certains axes deviennent peu fréquentables après la tombée de la nuit, ce qui pèse sur le ressenti des familles qui envisagent de s’y installer.

La Maladrerie – Émile Dubois

La Maladrerie est connue pour son architecture particulière signée Renée Gailhoustet, mais le quartier souffre d’une image dégradée liée à la précarité de certains foyers et à un habitat social vieillissant. Émile Dubois, juste à côté, cumule des problématiques similaires avec des nuisances de voisinage et un sentiment d’insécurité plus marqué chez les habitants âgés.

Des opérations de rénovation urbaine sont en cours dans ce secteur, mais les effets restent progressifs et ne suffisent pas encore à inverser totalement la perception du quartier.

Le Landy

Situé près des grandes infrastructures routières et ferroviaires, Le Landy subit des nuisances sonores et une pollution plus importante qu’ailleurs. La précarité y est également présente, avec un parc de logements sociaux conséquent et un turnover de population assez marqué. L’accessibilité en transports en commun y est correcte, mais le cadre de vie reste moins qualitatif que dans d’autres parties de la ville.

Ce que montrent les chiffres de la sécurité locale

Selon les données de sécurité publique consultables en préfecture, Aubervilliers affiche un taux de délinquance supérieur à la moyenne nationale, mais très inégal selon les quartiers. Les vols avec violence et le trafic se concentrent surtout autour des Quatre-Chemins et du Landy, alors que le centre-ville reste comparativement plus calme.

Pourquoi ces quartiers sont-ils considérés comme sensibles ?

Plusieurs facteurs expliquent la réputation de ces secteurs. La concentration de logements sociaux anciens, souvent mal entretenus, favorise la précarité et les incivilités. L’insécurité y est aussi alimentée par des trafics installés depuis longtemps, difficiles à déloger malgré les opérations de police régulières.

Les nuisances liées aux infrastructures de transport, aux entrepôts logistiques ou aux chantiers en cours ajoutent une couche supplémentaire de désagrément pour les habitants. Enfin, les tensions sociales, exacerbées par un fort taux de chômage dans certaines zones, contribuent à un climat parfois pesant, même si la majorité des habitants du 93300 y vivent sans incident majeur.

Les quartiers recommandés pour habiter à Aubervilliers

Rue commerçante avec mairie, marché et arrêt bus

À l’opposé, le Centre-ville d’Aubervilliers reste la valeur sûre pour qui cherche un cadre de vie équilibré. Commerces, mairie, marché et bonne desserte en transports en commun en font un secteur prisé, notamment pour un premier investissement immobilier.

Le quartier Victor Hugo-Canal séduit également par ses berges réaménagées et son ambiance plus paisible, tout en restant proche des axes de circulation. Landy-Marcreux, malgré sa proximité géographique avec Le Landy, bénéficie d’une dynamique de rénovation urbaine plus avancée et attire de nouveaux habitants grâce à des programmes immobiliers récents.

Quartier Profil Niveau de vigilance
Centre-ville Commerces, mairie, bonne desserte Faible
Victor Hugo-Canal Berges réaménagées, calme relatif Faible
Landy-Marcreux Rénovation urbaine en cours Modéré

Conseils pour bien choisir son quartier à Aubervilliers

Avant de signer un bail ou de valider un investissement immobilier, mieux vaut visiter le secteur à différents moments de la journée, y compris en soirée. Discuter avec les commerçants et les habitants donne souvent une image plus fine que les statistiques officielles, qui évoluent d’une rue à l’autre au sein d’un même quartier.

Il reste utile de vérifier l’accessibilité aux transports en commun, la présence d’écoles et de commerces de proximité, ainsi que l’état général des immeubles. Ces éléments influencent directement le cadre de vie au quotidien, bien plus qu’une réputation parfois figée depuis plusieurs années. Les zones prioritaires font aussi l’objet d’investissements publics qui peuvent améliorer la situation à moyen terme, un point à surveiller pour qui envisage un achat sur le long terme.

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