Séparer une douche du reste de la pièce, isoler les toilettes ou créer une salle d’eau dans une chambre : une cloison pour salle de bain doit encaisser la vapeur et les projections tous les jours, pas seulement les premiers mois. Le bon matériau dépend de l’emplacement, du niveau d’exposition à l’eau et de votre budget.
Quel type de cloison installer dans une salle de bain
Pour la plupart des projets, la plaque de plâtre hydrofuge (BA13 vert) montée sur ossature métallique offre le meilleur compromis entre prix, rapidité de pose et tenue à l’humidité. Dès que la cloison reçoit directement l’eau d’une douche, mieux vaut choisir un panneau à carreler, des carreaux de plâtre hydrofuges ou du béton cellulaire. La brique de verre répond surtout à un besoin de lumière, avec une excellente résistance à l’eau en prime.
Plaque de plâtre hydrofuge (BA13 vert)
Le BA13 vert est une plaque de 13 mm dont le carton et le cœur de plâtre sont traités pour limiter l’absorption d’eau. Elle se fixe sur une ossature métallique composée de rails et de montants, avec de la laine minérale entre les deux parements. Cette configuration apporte une bonne isolation phonique et permet de passer facilement les gaines électriques et les arrivées d’eau.
Elle a pourtant une limite : hydrofuge ne veut pas dire étanche. La plaque supporte l’humidité ambiante d’une salle de bain, pas l’eau qui ruisselle en continu. Dans les zones mouillées, il faut lui ajouter un système d’étanchéité sous carrelage avant de poser les finitions.
Carreaux de plâtre et béton cellulaire
Les carreaux de plâtre hydrofuges se montent en maçonnerie sèche, à joints collés, sans ossature. On obtient une cloison de 7 à 10 cm d’épaisseur, rigide et plane, sur laquelle on fixe sans difficulté une vasque ou un meuble suspendu. Leur résistance à l’eau est bonne, et ils conviennent bien aux pièces d’eau exposées aux éclaboussures.
Le béton cellulaire joue dans la même catégorie, avec des blocs légers et faciles à découper. Il isole correctement et accepte bien le carrelage collé. Sa porosité impose en revanche un enduit d’étanchéité dans la douche, sans quoi il se gorge d’eau.
Panneau à carreler
Constitué d’une âme en polystyrène extrudé recouverte de ciment armé, le panneau à carreler ne craint pas l’eau. C’est la solution privilégiée autour d’une douche italienne ou d’une baignoire, car on peut le carreler directement. Son coût est plus élevé, et les jonctions demandent des bandes d’étanchéité et un joint hydrofuge soigné.
Brique de verre
La brique de verre en paroi ou cloison de salle de bain laisse passer la lumière tout en préservant une certaine intimité. Elle résiste totalement à l’eau et s’entretient d’un coup d’éponge. Elle pèse lourd, limite les hauteurs réalisables et isole mal des bruits, ce qui la réserve plutôt aux séparations de douche ou aux murets décoratifs.
Comparatif des cloisons de salle de bain
| Matériau | Résistance à l’eau | Prix au m² posé (indicatif) | Facilité de pose |
|---|---|---|---|
| BA13 vert sur ossature | Moyenne, hors projections directes | 40 à 70 € | Simple |
| Carreaux de plâtre hydrofuges | Bonne | 45 à 80 € | Moyenne |
| Béton cellulaire | Bonne avec enduit d’étanchéité | 50 à 90 € | Moyenne |
| Panneau à carreler | Excellente | 80 à 150 € | Moyenne |
| Brique de verre | Totale | 150 à 300 € | Délicate |
Critères de choix pour votre cloison de salle de bain

Le premier critère reste l’emplacement. Une cloison qui sépare la salle d’eau d’un couloir n’a pas les mêmes besoins qu’un mur de douche : dans le premier cas, une plaque de plâtre hydrofuge suffit, dans le second, on vise un support insensible à l’eau ou protégé par une étanchéité complète. Repérez donc dès le départ les zones mouillées (douche, baignoire, autour du lavabo) avant de choisir le matériau.
L’épaisseur compte aussi dans une petite pièce. Une cloison sur ossature métallique prend 7 à 10 cm, comme les carreaux de plâtre, alors qu’une brique de verre grimpe à 8 cm avec ses joints. Si vous prévoyez d’accrocher un meuble vasque, un chauffe-serviettes ou un WC suspendu, les carreaux de plâtre et le béton cellulaire supportent mieux les charges que des plaques seules, sauf renforts prévus dans l’ossature.
L’isolation phonique pèse dans le choix quand la salle de bain jouxte une chambre. Une cloison à ossature remplie de laine minérale reste la plus performante à épaisseur égale. Enfin, la ventilation conditionne la durée de vie de n’importe quelle cloison : sans VMC en bon état, même le meilleur matériau finit par noircir et gondoler.
BA13 vert dans la douche : l’erreur à ne pas commettre
Beaucoup de chantiers posent du carrelage directement sur une plaque verte dans l’enceinte de douche. Au bout de quelques années, l’eau passe par les joints et le plâtre se désagrège derrière le carrelage. Dans cette zone, prévoyez une étanchéité sous carrelage ou un panneau à carreler.
Quel budget prévoir (prix au m²)
Le prix au m² varie du simple au triple selon le matériau et selon que vous posez vous-même ou faites appel à un artisan. Une cloison en BA13 vert sur ossature coûte environ 15 à 30 € le m² en fournitures, contre 40 à 70 € posée par un professionnel. Les carreaux de plâtre et le béton cellulaire se situent un cran au-dessus, car la main-d’œuvre est plus longue.
Le panneau à carreler et la brique de verre pèsent davantage sur le budget : comptez 80 à 150 € le m² pour le premier et jusqu’à 300 € pour la seconde, pose comprise. À ces chiffres s’ajoutent les finitions (enduit, peinture ou carrelage, joints), qui représentent souvent 20 à 30 % du total. Pour une douche italienne, gardez une marge pour l’étanchéité et la bonde, qui ne se négocient pas.
Installation de la cloison

La pose d’une cloison de salle de bain suit les règles du NF DTU 25.41 pour les ouvrages en plaques de plâtre, et celles du DTU carrelage pour les revêtements. Respecter ces textes, c’est aussi ce qui garantit une assurance valable en cas de dégât des eaux. Pour une cloison en BA13 vert, les étapes se déroulent généralement ainsi :
- Tracer l’emplacement au sol puis au plafond, en vérifiant l’équerrage.
- Fixer les rails métalliques haut et bas avec une bande résiliente pour limiter la transmission des bruits.
- Monter les montants tous les 60 cm, avec des renforts aux endroits où seront fixés meubles et sanitaires.
- Passer les gaines électriques et les canalisations, puis poser la laine minérale.
- Visser la première face en plaques hydrofuges, fermer l’autre face et traiter les bandes de joint avec un enduit adapté aux pièces humides.
- Appliquer l’étanchéité dans les zones d’eau, puis carreler ou peindre avec une peinture spéciale pièces humides.
Laissez toujours un petit jeu au sol et protégez le bas des plaques avec un mastic ou un joint hydrofuge, car c’est là que l’eau s’infiltre en premier. Si votre salle de bain n’a pas de ventilation efficace, profitez des travaux pour installer ou remplacer la VMC. Une cloison bien posée et bien ventilée traverse sans souci des décennies d’usage quotidien.






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